Quel statut juridique choisir pour lancer ma Start-up ?


(Kader) #1

Bonjour,
Alors voilà, je vais créer ma propre Start up offrant des services de conception et de création d’applications web et mobiles. Je voudrais savoir quel est le meilleur statut juridique pour m’y lancer.
Merci pour tous vos conseils.


(Dourmond) #2

@Kardazi Vous avez plusieurs possibilités, (SA, SARL, EURL, SAS, SASU…) mais je pense que le mieux pour vous est de monter une SARL ou une EURL : la différence avec une EURL c’est que le nombre d’associés est 1 (c’est-à-dire que vous êtes le seul actionnaire) alors qu’avec une SARL il faut être au moins 2 associés. Mais attention, le statut EURL est quelquefois limitatif. L’idée qu’il y ait 1 seul associé n’est pas très appréciée par les banques par exemple. Ça va donc être compliqué d’obtenir d’un prêt, surtout au départ.
Plus généralement, tout dépend de l’organisation de l’entreprise (1 ou plusieurs associés), de la source de financement, etc. Plusieurs éléments sont donc à prendre en compte dans le choix du statut. Je vous met un article intéressant qui résume toutes les étapes de création d’une SARL http://www.my-business-plan.fr/creation-sarl


(Lurgubal) #3

Je pense que le statut juridique idéal pour lancer une start-up est la SAS (Société par Actions Simplifiée) / SASU (=SAS unipersonnelle). Les SARL/EURL sont à priori adaptées au démarrage des petites structures (une start-up, par exemple) mais elles présentent l’inconvénient d’une rigidité juridique importante (limitation du nombre d’associés : jusqu’à 100 maximum, apport minimum requis. D’autre part, les dirigeants sont soumis au régime de la sécurité sociale pour indépendants (RSI)…). C’est un statut encadré, qui impose certaines limitations et règles de gouvernance spécifiques.
La SAS, quant à elle, offre une grande flexibilité juridique et une simplicité de création. C’est d’ailleurs le statut juridique majoritairement adopté pour ce type de projets. Les associés sont libres de rédiger les statuts comme bon leur semble, il n’y a pas d’apport minimum, pas de régime de protection sociale spécifique. C’est un statut très souple et qui présente divers avantages juridiques et fiscaux que vous pouvez consulter dans cet article :http://www.my-business-plan.fr/statut-sas


(Laetitia Leduc) #4

Pour lancer une start-up, vous avez besoin d’un régime :

  • adapté aux activités de petites tailles mais qui est également susceptible de suivre l’évolution de votre entreprise
  • qui permet d’instaurer des règles de gouvernance sur mesure
  • et qui, surtout, facilite la création de celle-ci.

C’est le cas avec une SAS. C’est un régime juridique qui est à la fois solide (crédible vis-à-vis des tiers) et qui offre le plus de liberté comparé aux autres régimes.
Pour moi, la forme juridique la moins adaptée aux projets de start-up est la SA : c’est un régime complexe, réservé aux gros projets et qui ne correspond pas du tout aux start-ups (le nombre minimum d’actionnaires et de 7, le seuil de capital social à réunir au démarrage est de 37 000 euros minimum), et le fonctionnement d’une SA peut être problématique (elle doit être dotée d’un commissaire aux comptes dès la constitution, par exemple, etc). Elle est plutôt adaptée aux projets ambitieux, qui veulent, éventuellement, rentrer sur les marchés financiers (chose interdite dans le cadre d’une SAS ou d’une SARL).

Pour mieux comprendre mon point de vue, allez voir cet article https://www.legalstart.fr/fiches-pratiques/sas/pourquoi-les-start-uppers-preferent-le-statut-de-sas/